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Entre les panneaux, l'onduleur et le tableau, les coffrets de protection DC et AC sont l'angle mort des installations photovoltaïques : contrôlés une fois par an, ils condensent sans témoin le reste du temps. Humidité en fond de coffret, contacts corrodés, échauffements — jusqu'au départ de feu inexpliqué.
Le ruban AS-C (coffrets courants de 20 L et plus) ou le sticker AS-B (petits coffrets) se pose en fond de coffret, à l'installation ou en retrofit : adsorption au-dessus de 60 % HR, régénération spontanée. Zéro énergie, zéro maintenance — la même logique préventive que la protection incendie.
Le problème
Un coffret de protection photovoltaïque vit dehors ou en local non chauffé, et subit les mêmes cycles thermiques jour/nuit que l'onduleur — sans en avoir la dissipation interne qui sèche l'air. Le jour, l'air interne chauffe et s'échappe par les micro-interstices ; la nuit, la dépression aspire l'air extérieur chargé de vapeur d'eau. Et même sans respiration, l'air enfermé à la pose suffit : fermé un jour humide, le coffret condense à la première nuit froide.
Les retours d'installateurs et d'exploitants O&M convergent sur deux constats. D'abord, les coffrets polymère (ABS) sont plus touchés que les coffrets métalliques : leur comportement thermique creuse les écarts entre parois et air interne, favorisant le franchissement local du point de rosée. Ensuite, l'eau se retrouve en fond de coffret — les gouttelettes condensées ruissellent vers le point bas, hors de vue, au plus près des borniers.
Le tout avec un facteur aggravant : le coffret n'est typiquement inspecté qu'une fois par an. Entre deux visites, la condensation travaille onze mois sans témoin.
Borniers, connexions et organes de protection s'oxydent au contact de l'humidité. La résistance de contact augmente, les connexions chauffent, les protections vieillissent prématurément.
Une connexion corrodée ou desserrée qui chauffe peut amorcer un arc. Dans les retours d'expérience du secteur, une partie des départs de feu PV reste inexpliquée après enquête — l'humidité interne des coffrets figure parmi les contributeurs plausibles.
Déclenchements intempestifs, défauts d'isolement, sinistre : chaque heure d'arrêt est une production irrécupérable — et les dommages liés à l'humidité sont régulièrement exclus des garanties matériel.
État de l'art terrain
Le traitement réactif observé sur le terrain : on souffle l'eau visible, on protège les contacts. Efficace le jour de la visite — la condensation revient au cycle thermique suivant.
Encombrants dans un coffret dense, saturés en quelques semaines en zone 60-90 % HR, jamais remplacés entre deux visites annuelles. Une protection de quelques semaines pour un problème de 365 jours.
Ventiler dégrade l'indice de protection du coffret et fait entrer poussières et air humide. Sur un coffret de protection électrique, c'est rarement acceptable.
Pertinente en grande armoire alimentée, disproportionnée pour un coffret de jonction : câblage dédié, consommation permanente, point de défaillance supplémentaire.
La solution
Le ruban AS-C (bande pré-adhésivée 200 × 8 cm, dimensionnée au volume) et le sticker AS-B contiennent le matériau SRD (oxyde d'aluminium mésoporeux auto-régénérant) : il adsorbe la vapeur d'eau dès ~60 % HR et maintient l'air du coffret sous son point de rosée. Les coffrets AC/DC observés sur le terrain font typiquement 30 à 500 L : le ruban AS-C y est le format de référence, le sticker AS-B couvrant les petits coffrets. Aux heures chaudes, il relâche l'humidité captée et se régénère — le cycle suit naturellement le cycle thermique qui provoque la condensation.
Posé en fond de coffret — là où l'eau s'accumule — à la pose de l'installation ou en retrofit pendant la visite annuelle : pas d'outillage, pas de câblage, pas de maintenance ensuite. Une référence par format, quantité ajustée au volume du coffret.
La logique est celle d'un consommable de prévention, au même titre que la protection incendie ou le parafoudre posés systématiquement : quelques dizaines d'euros par installation, pour retirer un maillon de la chaîne corrosion → échauffement → arc.
FAQ
Tous les coffrets clos exposés aux cycles thermiques : coffret DC entre les panneaux et l'onduleur, coffret AC entre l'onduleur et le tableau, coffrets de jonction et de coupure. Contrairement à l'onduleur, ils ne dissipent presque pas de chaleur pour sécher leur air interne — la condensation s'y installe d'autant plus facilement.
L'indice IP bloque l'eau liquide venant de l'extérieur, pas la vapeur d'eau de l'air enfermé ni celle qui migre par les joints au fil des cycles thermiques (voir notre guide des indices IP). Quand les parois refroidissent la nuit, la vapeur condense et ruisselle vers le point bas : l'eau s'accumule en fond de coffret. Les coffrets ABS y sont plus sujets que les métalliques, leur comportement thermique creusant davantage les écarts parois/air.
Indirectement, oui : l'humidité corrode les points de contact ; une connexion corrodée augmente la résistance, chauffe, et peut amorcer un arc. Une partie des départs de feu sur installations PV reste inexpliquée après enquête, et l'humidité interne des coffrets figure parmi les contributeurs plausibles. Maintenir l'air du coffret sous son point de rosée retire un maillon de cette chaîne.
Les coffrets AC/DC courants font 30 à 500 L : le format de référence est le ruban AS-C (bande pré-adhésivée 200 × 8 cm), en longueur dimensionnée au volume — une étude de dimensionnement gratuite est proposée. Le sticker AS-B (M ou L) couvre les petits coffrets jusqu'à une vingtaine de litres. Pose en fond de coffret, sur une paroi propre, en quelques secondes.
Oui — c'est le scénario le plus courant côté exploitants O&M : le sticker se pose pendant le contrôle annuel, sans outillage ni modification électrique. La pose ne répare pas la corrosion déjà présente, mais stoppe son aggravation et protège le coffret jusqu'à la visite suivante, là où l'air comprimé ou le gel de silice ne traitent que le jour J.
Non. Le matériau SRD est un oxyde d'aluminium mésoporeux passif, chimiquement inerte et électriquement neutre : aucun pont conducteur, aucune émission, aucune modification du câblage ni des organes de protection. REACH et RoHS confirmés sur demande.
Une prévention documentée est toujours un élément favorable dans un dossier assurantiel, au même titre que la protection incendie ou parafoudre posée systématiquement. Certains exploitants intègrent le contrôle d'humidité des coffrets à leur politique de prévention et le tracent dans leurs rapports de maintenance.
La logique est celle d'un consommable de pose : une référence unique par format, quantité ajustée au parc. Vente à l'unité et petits conditionnements via la boutique en ligne ; tarifs dégressifs et MOQ dédiés pour les déploiements de parc — quelques dizaines d'euros par installation à la pose.
Évaluation
Évaluez le ruban AS-C ou le sticker AS-B sur vos propres coffrets AC/DC. So Sponge fournit gratuitement des échantillons pour évaluation technique B2B, et propose une étude de dimensionnement gratuite pour les déploiements de parc.
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